Journée Nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions

Le 10 mai prochain sera commémorée la Journée Nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ainsi que les dix ans du Mémorial.

À cette occasion, les Nantais sont invités à participer à une série d’événements pour la plupart gratuits, organisés tout au long du mois de mai par les acteurs associatifs et éducatifs, les artistes et les institutions culturelles.

L’objectif : transmettre l’histoire et les mémoires liées à la traite et à l’esclavage et comprendre leur résonance aujourd’hui : expositions, restitutions de projets pédagogiques, projections de films, conférences, concerts, spectacles et visites guidées. Des documentaires, podcasts et émissions sont également à découvrir en ligne ou sur les ondes.

Cette programmation, coordonnée par la Ville de Nantes et la Ligue de l’enseignement – FAL 44, a été co-construite avec les associations, les compagnies artistiques, les institutions et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Elle s’inscrit dans l’événement « Temps des mémoires 2022 » piloté par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, partenaire privilégié de la Ville de Nantes.

Table-ronde-forum : Mémoires de l’esclavage dans l’espace public et engagements citoyens

Visuel conférence JMA JR © Patrick Garçon / Philippe Piron

Dans le cadre du 10 mai, journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et leurs abolitions, et des 10 ans du Mémorial de l’abolition de l’esclavage.

De nouvelles questions émergent sur la présence de traces matérielles dans l’espace public rappelant le passé colonial de la Ville : statues, plaques de rues…Comment aborder, avec et pour les habitants d’aujourd’hui et de demain, la question des mémoires qui habitent la ville et contribuent à en faire un espace véritablement commun ? Comment poser collectivement un nouveau jalon de la politique mémorielle nantaise donnant un sens partagé aux questions des mémoires dites sensibles dans l’espace public ?

En présence de Johanna Rolland, maire de Nantes et Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, la table-ronde-forum s’appuiera sur les expériences et témoignages nantais mais aussi sur des exemples d’autres villes dans le monde (Bristol, Martinique, Gorée). Elle donnera également la parole aux jeunes citoyens nantais engagés dans une démarche historique et citoyenne.

Un film Un pas vers la mémoire, un pas pour s’engager ! retraçant le travail des colégiens et lycéens de Rosa Parks, Monge la Chauvinière et Nelson Mandela clôturera la rencontre.

INFORMATIONS PRATIQUES

Horaire : 16h
Salle du Harnachement
Entrée libre
Par la Ville de Nantes et la Fondation pour la mémoire de l’esclavage

Le Bal du « Tout-Monde »

Dans le cadre de l’exposition L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830de la Nuit des musées et des 10 ans du Mémorial de l’abolition de l’esclavage.

« Le Tout-Monde désigne ce faisant la coprésence nouvelle des êtres et des choses, l’état de mondialité dans lequel règne la relation. »

Édouard Glissant

Imaginé par la chorégraphe Marie HoudinLe Bal du Tout-Monde est conçu comme un voyage initiatique qui permet la rencontre des danses créolisées issues de la diaspora africaine.

Danses sacrées, danses sociales, danses de couples, danses de club, Le Bal du Tout-Monde invite à traverser un éventail de danses à partager. Des grands royaumes d’Afrique, en passant par certaines des îles caribéennes, sans oublier de s’arrêter dans des villes-mondes des États-Unis, ce bal voyageur remonte le fil d’histoires de danses qui nous lient les uns aux autres, à l’occasion d’une fête irrésistible.

Production Engrenage[s]

Coproduction : Les Tombées de la Nuit, L’Hermine – Scène de territoire pour la danse à Sarzeau / Golfe du Morbihan – Vannes agglomération, Festival Les Renc’arts Hip-Hop, Très Tôt Théâtre – Scène conventionnée jeune public, Musée de la danse / CCNRB

Aide à la résidence mutualisée : Rennes Métropole

Accueil en résidence : Le Quartz – Scène nationale de Brest, MJC de Pacé, le Dancing d’Ocus (Saint-Germain-sur-Ille), La Tour d’Auvergne (Rennes), MJC Bréquigny Rennes

Le Mémorial de l’abolition de l’esclavage a 10 ans

Mémorial de l'abolition de l'esclavage

L’année 2022 célèbre le 10e anniversaire du Mémorial de l’abolition de l’esclavage.
Inauguré le 25 mars 2012, il est le seul lieu de mémoire dédié à l’esclavage en France métropolitaine.
Conçu par les artistes Julian Bonder et Krzysztof Wodiczko, il se présente comme un espace de méditation et de recueillement dédié aux millions de victimes de la traite atlantique.
Il célèbre également les luttes, les résistances, les combats pour l’égalité.
Dans le cadre de son 10e anniversaire, une large programmation culturelle a été imaginée et construite par la Ville de Nantes et le Château des ducs de Bretagne – musée d’histoire de Nantes avec un grand nombre d’acteurs associatifs.

Une riche programmation culturelle pour fêter les 10 ans du Mémorial de l’abolition de l’esclavage

La programmation culturelle accompagne à la fois l’anniversaire des 10 ans du Mémorial mais aussi, et comme chaque année, la journée de Commémoration nationale du 10 mai. Elle permet de faire connaître, l’histoire et la mémoire de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ainsi que leurs prolongements dans le monde contemporain.
Cette programmation a été co-construite avec les associations locales, les compagnies artistiques et les institutions. L’accent est aussi mis sur la médiation culturelle auprès des jeunes générations. Colloque, expositions, spectacles, table-ronde, projection-débat…
Voici ci-dessous une sélection d’animations proposées depuis début mars et jusqu’au mois de mai 2022.

 

Du 3 mars au 6 avril
« L’Humain d’abord »
« L’humain d’abord » est un temps citoyen de rencontres, d’expositions, de projections et de spectacles conçu avec les propositions de nombreuses associations nantaises (L’AFHAD, Akibaweb, Amazin’ Gospel, Asprobir…), en écho à l’exposition L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830, pour en explorer les résonances contemporaines. Cet événement se déroule au Château des ducs de Bretagne, mais aussi hors les murs, dans les locaux d’associations partenaires. Il est entièrement gratuit, avec un temps fort, du 22 au 27 mars, proposant des débats, des conférences, une pièce de théâtre, des concerts, des expositions, un défilé de mode et un dimanche après-midi consacré aux familles.

 

Une sélection de la programmation autour de la journée de Commémoration nationale du 10 mai 2022.
En voici un aperçu avant qu’elle ne soit dévoilée en totalité.

Du jeudi 21 avril au dimanche 15 mai
Exposition photo Phoenix, Renaître de l’esclavage par le corps et la pierre
A partir de son travail de recherche, Rossila Goussanou propose un voyage photographique et sonore sur les traces matérielles et immatérielles du passé négrier de Ouidah, de Nantes et de Guadeloupe. Elle invite le public à aller à la rencontre des personnes qui fréquentent ces lieux. Ses photographies et enregistrements sonores dialoguent avec des photos réalisées par de jeunes nantais et ouidahnais et le podcast « Lieux nantais de la traite » réalisé par Pop Média.
Entrée libre et gratuite. Du mercredi au dimanche de 10h30 à 18h30 à la Cale 2 Créateurs, Parc des Chantiers. Par l’association Les Béninois et Amis de Nantes. Visites guidées et médiations pour les scolaires toute la semaine, sur inscription par mail beninoisetamisdenantes[@]gmail.com ou par téléphone au 07 67 32 10 27.

Mardi 10 mai
Projection-débat « I’m not your negro » de Raoul Peck
Le Festival des 3 Continents propose la projection du film de Raoul Peck qui puise chez James Baldwin la matière d’une réflexion sur l’histoire du racisme aux États- Unis. En amont de la projection, Le Vlipp présentera le premier épisode de sa nouvelle série documentaire sur l’Histoire de l’esclavage à Nantes, de ce qui reste visible et de ce qui a été effacé. Un temps d’échange sera proposé à la fin de l’événement.
A 20h30 au Cinématographe, 12 bis rue des Carmélites. Plein tarif 5€ ; tarif réduit 3,50€ ; tarif très réduit 3€. Par le Festival des 3 Continents et le Vlipp.

Du mercredi 11 au vendredi 13 mai
Colloque international « ESCLAVAGES. Des traites aux émancipations, 30 ans de recherches historiques » par l’association les Anneaux de la Mémoire et le Centre de recherches en histoire internationale et atlantique
L’année 2022 marque le 30e anniversaire de l’ouverture à Nantes de l’exposition Les Anneaux de la Mémoire au Château des ducs de Bretagne. Cette manifestation a eu un grand retentissement et a contribué à la mise en place d’une dynamique générale de reconnaissance et de réflexion sur le passé des ports de commerce et, plus largement, sur la participation de la France à la traite et à l’esclavage colonial. La loi Taubira de 2001 a constitué une étape importante de cette reconnaissance tout comme, à l’échelle internationale, la conférence de Durban, organisée la même année par l’UNESCO.
Depuis une trentaine d’années, la recherche scientifique dans les domaines des traites, des esclavages et de leurs abolitions a réalisé d’énormes progrès. La bibliographie relative à ces sujets est considérable. Le temps d’en proposer un bilan semble venu, sans omettre d’évoquer les tendances actuelles de la recherche et les perspectives qui s’esquissent.
Entrée libre et gratuite. De 9h à 17h aux Salons Mauduit, 10 rue Arsène Leloup. Par les Anneaux de la Mémoire et le Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA). Inscription conseillée
Plus d’informations au 02 53 52 25 92.

Mercredi 11 mai
Spectacle « Du sucre sur les mains, Nantes et le commerce esclavagiste » de la Compagnie Rouge Delta
Ce spectacle plonge dans l’histoire de Nantes et de son passé. A la fin de la représentation, une discussion est animée entre spectateur.rices et comédien.nes : quels sont nos rapports avec ce passé ? Connaissons-nous des répercussions actuelles de cet esclavagisme ?
Entrée libre. A 20h à Cosmopolis, 18 rue Scribe. Par la Maison de l’Afrique et la Compagnie Rouge Delta.

Samedi 14 mai
Table-ronde – Forum « travail de mémoires et engagement citoyen » proposée par la Ville de Nantes, la Fondation pour la mémoire de l’esclavage et les Anneaux de la Mémoire
Dans le prolongement du colloque « Esclavages », la table-ronde sur le thème des mémoires et de la citoyenneté permettra de laisser une large place aux échanges avec des jeunes et des acteurs de la mémoire à Nantes et ailleurs. Plus d’informations à venir prochainement.

Samedi 14 mai
Spectacle « Le Bal du Tout-Monde »
Imaginé par la chorégraphe Marie Houdin, Le Bal du Tout-Monde est conçu comme un voyage initiatique qui permet la rencontre des danses créolisées issues de la diaspora africaine. Danses sacrées, danses sociales, danses de couples, danses de club, Le Bal du Tout-Monde invite à traverser un éventail de danses à partager. Des grands royaumes d’Afrique, en passant par certaines des îles caribéennes, sans oublier de s’arrêter dans des villes-mondes des États-Unis, ce bal voyageur remonte le fil d’histoires de danses qui nous lient les uns aux autres.
Entrée libre. A 20h au Château des ducs de Bretagne.

L’humain d’abord. Richesse de nos différences.

AU CHÂTEAU DES DUCS DE BRETAGNE ET DANS LES ASSOCIATIONS PARTENAIRES.

Dans le cadre de l’exposition L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830, des Semaines d’éducation contre le racisme et les discriminations (SECD), et des 10 ans du Mémorial de l’abolition de l’esclavage.

L’humain d’abord est un temps citoyen gratuit de rencontres, d’expositions, de projections et de spectacles conçu en écho à l’exposition L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830, pour en explorer les résonances contemporaines avec les propositions de nombreuses associations partenaires nantaises ( L’AFHAD, Akibaweb, Amazin’ Gospel, Asprobir, Association des Béninois et Amis de Nantes Centre Claude Cahun, CEMEA, Le Cercle du marronnage, Les Chants de Coton, FAL 44 Gospel Soul Jazz, Ensemble vocal, Hetsika, La Ligue des Droits de l’Homme, La Maison de l’Afrique à Nantes, Maison de quartier des Dervallières – ACCOORD, Mémoire de l’Outre-Mer, MRAP, Nyatalents, UrbainMood, RomEurope, Tissé Métisse, Zone Rouge).

Ce deuxième temps fort de la programmation autour de l’exposition, après Le Mois Kréyol, s’ouvrira avec l’exposition photo Portraits de Caste de l’artiste Leah Gordon, proposée par le centre Claude-Cahun (galerie Confluence) dans la cour du château, et l’exposition Je ne suis pas raciste mais… présentée par l’association Mémoire de l’Outre-Mer à l’espace Louis-Delgrès.

À partir du 15 mars sera proposée l’exposition Mission H, conçue par la fondation Lilian Thuram et l’association Les Petits Débrouillards, qui permet de découvrir et de questionner ses propres représentations sur l’humain, le vivre-ensemble et la diversité culturelle.

L’humain d’abord se poursuivra, en particulier, du 22 au 27 mars, par des débats, des conférences, une pièce de théâtre, des concerts, des expositions, un défilé de mode et un dimanche après-midi consacré aux familles.

Retrouvez la programmation détaillée sur le site du Château des ducs de Bretagne : https://www.chateaunantes.fr/evenements/lhumain-dabord/

Catalogue de l’exposition « L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830 »

Ouvrage de Krystel Gualdé dans le cadre de l’exposition L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830.

Avant-propos de Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. 

« Le bilan humain de la traite atlantique est dramatique. D’une extraordinaire brutalité, elle a concerné entre treize et dix-sept millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Les campagnes françaises, à elles seules, sont responsables de la déportation d’un million trois cent mille Africains. Nantes fut le premier port négrier de France. »

Récit de la traite et de l’esclavage colonial au 18e siècle et au 19e siècle, cet ouvrage, richement illustré, offre une approche globale, à l’échelle de plusieurs continents, et s’ancre plus précisément dans l’histoire nantaise en dévoilant le passé esclavagiste de la ville. Les trajectoires individuelles et collectives témoignent ici d’une mémoire sensible à laquelle il s’agit de faire face, pour mieux comprendre les enjeux de ce terrifiant commerce d’êtres humains.

Krystel Gualdé est directrice scientifique du Musée d’histoire de Nantes et du Mémorial de l’abolition de l’esclavage, spécialiste de la traite atlantique et commissaire de la manifestation « Expression(s) décoloniale(s) ». Elle est membre du Global curatorial Project (GCP), à l’université Brown aux États-Unis, et du conseil d’orientation de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.

Avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage

À retrouver à la librairie boutique du Château des ducs de Bretagne – musée d’histoire de Nantes et sur la boutique en ligne. 

Les Éditions du Château des ducs de Bretagne
320 pages – 250 illustrations
23 x 27 cm (reli.)
Prix : 29,95€

L’Indispensable « Nantes dans la traite atlantique » fait peau neuve pour L’abîme

L’indispensable Nantes dans la traite atlantique fait peau neuve pour l’exposition L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830. La seconde édition de ce titre, rédigé par Krystel Gualdé, s’étoffe de nouveaux textes et illustrations inédites issues des collections du musée d’histoire de Nantes.
Ce nouvel opus est également disponible en anglais : Nantes and the Atlantic Slave trade et en espagnol Nantes en la trata transatlántica. 

À retrouver à la librairie boutique du Château des ducs de Bretagne – musée d’histoire de Nantes et sur la boutique en ligne. 

(84 pages, 7,90€)

Podcast – À bord de La Marie-Séraphique

Dans le cadre de l’exposition L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830 au Château des ducs de Bretagne.

Ce podcast est une fiction historiquement documentée d’une campagne de traite atlantique nantaise, qui nous fait entrer dans l’histoire à travers 7 personnages. La préparation au départ de Nantes, la navigation jusqu’aux côtes africaines, l’achat des captifs, la traversée jusqu’à Saint-Domingue, ainsi que le retour du vaisseau avec le sucre, le café et le cacao acquis en paiement des individus vendus pour être mis en esclavage. La traite atlantique et l’esclavage colonial ont enrichi Nantes, la France et l’Europe aux 17e et 18e siècles. Un docu-fiction en 7 épisodes produit par le Château des ducs de Bretagne – musée d’histoire de Nantes. Mise en garde : « Les termes péjoratifs utilisés pour désigner les personnes noires sont à replacer dans le contexte du 18e. Leur emploi est à visée éducative et historique exclusivement. Le producteur condamne leur utilisation en dehors de ce contexte et s’engage contre toute appropriation incitant à la haine. »

Consultante : Florence Sahal
Autrice : Claire Loup. Adaptation libre du scénario d’Alexandrine Cortez de la bande-dessinée documentaire Enchaînés, dans l’entrepont de La Marie-Séraphique, des éditions Petit à Petit.
Réalisation : Martin Delafosse et Virginie de Rocquigny

Avec : Claire Hulak – La narratrice
Jérémy Colas – Jacques, le marin
Frédéric Louineau – Joseph Chapelle, le charpentier
Jean-Marie Lorvellec – Jean-Baptiste Fautrel Gaugy, le capitaine
Yann Efflame – Antoine Mauget, le chirurgien
Hélène Vienne – Guy, le mousse
Clément Pascaud – René Lhermitte, le lieutenant
Marie-Laure Crochant – Marie-Anne-Séraphique Gruel, femme de l’armateur Antoine Queruel – un marin / un captif

Merci à l’association Dastum 44 

Épisode 1 Jacques, le marin

Ce 1er épisode se déroule le 30 décembre 1773. La Marie Séraphique, navire de commerce de traite amarré non loin de Nantes, se prépare à rejoindre l’Afrique pour son 4e et dernier voyage. A travers le personnage de Jacques, un des marins de l’équipage, découvrez les derniers préparatifs avant de lever l’ancre.

Épisode 2 Joseph Chapelle, le charpentier

L’histoire de ce 2e épisode se passe en avril 1774 à Loango, en Afrique. Le navire La Marie Séraphique a jeté l’ancre au large des côtes, après un voyage en mer d’environ 3 mois depuis Nantes. A travers le personnage du charpentier, découvrez les transformations que va subir ce navire pour transporter des captifs africains.

Épisode 3 Le capitaine Fautrel Gaugy

Durant ce 3e épisode La Marie-Séraphique est toujours au large de l’Afrique. Le capitaine attend le signal de ses interlocuteurs sur place pour commencer les négociations et constituer sa « cargaison humaine ». Via ce personnage, suivez les démarches nécessaires à l’achat des captifs.

Épisode 4 Antoine Mauget, le chirurgien

Ce 4e épisode se déroule en septembre 1774, près de 6 mois après l’arrivée en Afrique. Les captifs sont entassés dans l’entrepont du navire : les hommes parqués à l’avant, les femmes et les enfants à l’arrière. Avec le récit du chirurgien, découvrez le sort qui est réservé à ces êtres humains privés de liberté.

Épisode 5 Guy, le mousse

Durant ce 5e épisode suivez Guy, un des mousses, pendant le trajet direction Saint-Domingue (Haïti). L’équipage est sous pression et redoute émeute et épidémie. Les captifs enchainés, malades, maltraités, continuent d’ignorer quel sera leur sort. Ecoutez l’ambiance qui règne sur ce navire.

Épisode 6 Le lieutenant Lhermitte

L’histoire de ce 6e épisode se déroule fin novembre 1774 à Saint-Domingue, où les captifs vont être vendus et mis en esclavage, après avoir passé près de 3 mois en mer. Suivez la vente à bord du navire ainsi que les préparatifs, organisés par le lieutenant pour le retour en métropole.

Épisode 7 Marie-Anne-Séraphique Gruel, la femme de l’armateur

Ce 7e et dernier épisode se déroule à Nantes, chez l’armateur Jacques-Barthélémy Gruel, à l’origine de la campagne de traite. La Marie Séraphique est rentrée avec de nombreuses marchandises. Il est temps de faire les comptes, et de fêter la réussite économique de ce voyage. A travers le personnage de Marie-Anne-Séraphique Gruel, constatez les bénéfices de ce commerce à nul autre pareil et la présence de personnes ayant vécu en esclavage à Nantes.

Disponible également sur les plateformes de podcasts.

Le Mois Kréyol

Le Festival des langues et des cultures créoles
Du mercredi 24 au dimanche 28 novembre 2021

Initié par la chorégraphe et danseuse Chantal Loïal, directrice artistique de la compagnie Difé Kako, Le Mois Kréyol se déploie chaque année pour toucher des publics de toutes générations dans des territoires toujours plus larges en France métropolitaine et dans les territoires ultramarins, dans des lieux prestigieux ou atypiques, pour le plaisir de tous. Le Mois Kréyol s’impose comme l’un des événements incontournables pour tous les amoureux et les curieux des cultures ultramarines. Cette 5e édition placée sous le thème « Jardins Secrets » sera l’occasion d’un premier rendez-vous à Nantes !

Au Château des ducs de Bretagne, il s’inscrit dans le cadre des rendez-vous autour de l’exposition L’abîme. Nantes dans la traite atlantique et l’esclavage colonial, 1707-1830.

L’exposition, qui propose d’interroger les collections du musée d’histoire de Nantes afin de révéler les traces au premier abord invisibles mais pourtant bien présentes, du destin de celles et ceux qui furent victimes du système colonial, se fait aussi l’écho des grands débats et sujets qui font notre actualité. Elle est l’occasion de plusieurs temps forts, qui aborderont la culture créole, la question de la résistance et de la résilience ou encore l’éducation contre le racisme, pensés avec le soutien d’associations antillaises, africaines et nantaises.

PROGRAMMATION À NANTES

Mercredi 24 novembre 2021 :
Table ronde : le multilinguisme dans le spectacle vivant

Jeudi 25 novembre 2021 :
Rencontre avec Véronique Kanor

Vendredi 26 novembre 2021 :
Je ne suis pas d’ici, je suis ici
De Vénus à Miriam, au pas de mon chant

Samedi 27 novembre 2021 :
Joséphine 2B – Atelier parent enfant et spectacle ;
Stage de Gwoka et Boulagèl
Montée au tambour

Dimanche 28 novembre 2021 :
Visites chantées traite atlantique en ville avec chant boulagèl
Conte d’Igo Drané

Retrouvez la programmation détaillée sur www.chateaunantes.fr

Avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage