esclavage et lutte pour la liberté
Le long combat
des abolitions

Les tables de honte, par Schneider et Langrand - Musée d'histoire de Nantes

Les tables de honte, par Schneider et Langrand - Musée d'histoire de Nantes

Pratiqué depuis la plus haute Antiquité, partout à travers le monde, l’esclavage n’est critiqué que tardivement en tant qu’atteinte à l’être humain, et par une faible minorité .

A l’époque de la traite atlantique, entre le 16e et le 19e siècle, l’opinion largement dominante, y compris religieuse, est que les esclaves noirs sont des « biens meubles » guère différents de bêtes de somme. Des intellectuels – dont Montesquieu lui-même – reconnaissent que ce trafic est indispensable à l’économie des colonies.

Pourtant, dès les débuts de la traite atlantique, des voix, s’élèvent contre ce commerce d’êtres humains et contre l’esclavagisme. Parmi les précurseurs, se trouvent des religieux en rupture avec la position officielle de l’Eglise, des philosophes français des Lumières, des leaders abolitionnistes anglais et même des économistes jugeant l’esclavage contreproductif.

Il faut attendre la fin du 18e siècle, pour qu’un véritable mouvement abolitionniste se mette en marche en Amérique du Nord, puis en Angleterre et en France.

Parallèlement, les meilleurs combattants contre l’esclavage seront longtemps les esclaves eux-mêmes. Par leur résistance passive, allant jusqu’au suicide ou à l’avortement, par leurs sabotages, leurs révoltes et leur fuite (le marronnage), ils lutteront continuellement contre un système écrasant, jusqu’à le rendre fragile et finalement peu viable.

En France, la Révolution et les insurrections d’esclaves aux Antilles conduisent à une première abolition de l’esclavage le 4 février 1794. L’esclavage est rétabli par Napoléon en 1802. Il faut attendre Victor Schœlcher et la Seconde République pour que l’esclavage soit enfin définitivement aboli en France et dans ses colonies le 27 avril 1848.

Nantes et l’abolition de l’esclavage

Très engagée dans la traite négrière et dans le commerce colonial, Nantes à cette époque, ne sera jamais en pointe dans le combat abolitionniste.

Malgré l’abolition de la traite par les Anglais en 1807 et les pressions grandissantes du gouvernement français, les Nantais continuent d’armer au commerce négrier, y compris pendant l’époque où celui-ci est rendu illégal avant l’abolition définitive de l’esclavage en 1848.

Voir chronologie des abolitions.

Site de l’Assemblée nationale
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage

Site de la BBC (Royaume-Uni) :
http://www.bbc.co.uk/abolition/